Attendre et regarder, être attentif à la simple intensité du réel, voilà le véritable point de départ du travail de Pascal Levrague. À partir de cette « ascèse » de cette méditation dépourvue de mysticisme, il a élaboré un vocabulaire dépouillé et rigoureux. Cet alphabet plastique de formes minimales, de couleurs primaires, de matières brutes compose une partition donnant une interprétation du monde tangible.

Ces influences les plus évidentes sont à chercher dans des mouvements comme l’art concret, l’abstraction géométrique ou l’art minimal. Si cet héritage est revendiqué, il est toutefois, reformulé afin de trouver un moyen terme entre déterminisme et hasard. Certes son travail laisse peu de prises à la subjectivité et à la narration, mais la sensibilité à « la poétique de l’espace » pour reprendre un titre de Bachelard et à la ténuité de l’instant sont néanmoins des notions mises en jeu dans ces œuvres.

À l’exemple de la sculpture « si et seulement si » (commande de la ville de Valenciennes 2011) où entre deux monolithes géométriques, deux pierres monumentales séparées par quelques centimètres, un intervalle, d’incertitude en somme, la géométrie et la lumière s’invente et se ré-invente librement. L’espace comme outil de concept, comme composante de l’œuvre qui joue entre densité et légèreté entre vide et matière.

L’introduction dans sa sculpture d’éléments comme, un écran numérique « 24 variations (2011) », ou du pigment pur dans la série des « bleu/noir (2011) » continue d’enrichir son travail de sculpteur. Il expérimente aussi d’autres médiums : l’installation, avec « champ (2011) » et « in situ (2012) » où une confrontation directe avec le milieu naturel éclaire de manière nouvelle son travail. Un éclairage différent que l’on retrouve dans la série de vidéo « entropie (2012) » là sont convoqués espace, temps et matière pour donner à voir l’ordre et le chaos, la stabilité et le déséquilibre, il s’agit ici de capturer le point de basculement entre les états du réel.

Si il y a de toute évidence des apports nouveaux dans le travail de Pascal Levrague l’essentiel demeure néanmoins : la même rigueur, la même volonté de ne rien démontrer, un dépouillement, une sobriété visible. Une voie pour tenter de saisir l’instant ténu, le sensible qui se dérobe, l’espace dans toutes ses dimensions.

Sylvie LEROY - 2012




L’apparente linéarité, l’extrême simplicité, voire l’austérité du travail de Pascal Levrague cache une autre réalité. Dans l’accumulation de gestes précis, rituels, méthodiques et contenu, dans la focalisation sur la répétition de couleur, de traits, de gestes, dans le vide des interstices et dans l’incertitude des intervalles, sourd un monde silencieux de lenteur et de mesure. Un monde suspendu hors du temps et des lieux, qui crée les conditions d’une acuité exacerbée. Faire l’épreuve du temps et de la matière pour s’en affranchir.

Sensible à la poésie de l’instant, du ténu, il livre le résultat de ses expérimentations, de ses contemplations comme il le répète. Le travail qui s’offre à voir ne veut rien démontrer. En mettant en regard les contraires, il tente de répondre à la recherche incessante et obsessionnelle de complétude et de stabilité. Comme si l’équilibre, en ce qu’il anihile le mouvement, était le pré-requis pour saisir l’essentiel, l’évidence et laissé surgir l’émotion primale.

Nathalie SEVIN - mai-juin 2011

Exposition « dans les intervalles » Galerie de l’aquarium VALENCIENNES




…Des plaques, des stèles, des cubes…

Autant de formes « muettes » qui ne sont rien, ne parlent de rien, n'autorisent aucune pré-existence, aucune intention.
De ces volumes pré-définis, Pascal Levrague ouvre un autre champ : celui de tous les possibles, où tout est à construire, à imaginer, à « sortir ».  En cela, ils permettent d'exprimer tous les concepts humains. A l'instar du tableau noir, le parallélépipède de pierre se prete à la démonstration... à l'extrapolation.

Les sculptures de Pascal Levrague sont profondément inspirées de ses contemplations. Ses projections - humaines trop humaines - nous ramènent à notre plus petit dénominateur commun : les profondeurs de l'âme. Ici, elles se traduisent par un geste subtil, à peine esquissé sur la pierre. La sculpture devient un langage, réduit à sa plus pure expression : c'est par le biais de cette économie de moyen, par cet espèce de non-dit, que Pascal Levrague trouve le moyen de tout dire. On est loin des « pierres éclatées » des débuts. Quelques lignes sur la pierre, lignes rectilignes qui jamais ne se touchent pour mieux se retrouver. Lignes jumelles, lignes contraires, chaque ligne est unique et redécoupe l'espace pour créer autant d'univers propres, individuels, autonomes parties d'un tout qui devient plusieurs.

À l'instar de la poésie ou des mathématiques, le travail de Pascal Levrague, nous emmène dans l'univers fascinant des constructions humaines. Cette symbolique d’éléments simples s’adresse aux sens, elle jette un pont entre individuel et universel.

Son œuvre nous touche, nous heurte, elle est matière.
On y plonge.
C'est alors que le plan trouve tout son relief... et prend corps.

Nathalie SEVIN - Mai 2008

Exposition « 3+1 » société APPIA ESCAUDOEUVRES



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Principales expositions


Personnelles


Mai 2016 Exposition « Ça et là ... un paysage » Fort de MONS-EN-BARŒUL
Juin 2013 Exposition « géométrie fragmentée » la poudrière SAINT-VENANT
Mai 2011 Exposition « dans les intervalles » galerie de l'aquarium VALENCIENNES
Mai 2010 Galerie For Art LILLE
Juillet 2004 Centre Culturel de MAUBEUGE
Avril 2004 Casino de St AMAND
Mars 2004 Pavillon Souham Caisse d’Epargne LILLE

Collectives


Juin-Septembre 2016 « Contempler le silence » Musée du TOUQUET
Mai 2015 « mai en Cambrésis », carte blanche à André Le Bozec, CAMBRAI, CAUDRY, BUSIGNY
Février 2012 « carte blanche à André Le Bozec » Galerie Olivier Nouvellet PARIS
Juin 2011 « Escaut , rives – dérives » Musée de CAMBRAI
Mai 2010 « Mai en Cambrésis » CAMBRAI
Septembre 2009 « Parole à voir dialogue en noir blanc gris » Musée des Ursulines MACON
Juin 2009 « Un été pluriel » Galerie Gimpel et Muller PARIS
Décembre 2008 jubilé CHR LILLE
Mai 2008 Exposition « 3+1 » société APPIA ESCAUDOEUVRES
Septembre 2007 3ème Rencontres de Sculptures HEM
Juin 2006 « Sculptures et Jardin » LILLE
Octobre 2005 Abbaye de VAUCELLES
Septembre 2005 2ème Rencontres de Sculptures HEM
Juin 2005 Collectif Arcadia Parc Mosaïque SECLIN
Juin 2004 « Sculptures et Jardin » LILLE


Commandes publiques



2013 ville de CAMBRAI
2011 Ville de VALENCIENNES
2007 Ville de HEM (Nord)


Collections publiques



2016 Musée du TOUQUET (donation A. Le Bozec)



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